Illustration : Stress et bruxisme : quel impact sur les gencives ?

Stress et bruxisme : quel impact sur les gencives ?

On entend souvent que le stress abîme les gencives, ou qu’il « fait déchausser les dents ». La réalité est plus nuancée : le stress et le bruxisme ne sont pas la cause première d’une parodontite, mais ce sont de vrais facteurs aggravants. Faisons la part des choses, sans dramatiser ni minimiser.

Le stress, un facteur indirect

Le stress chronique agit sur les gencives par des voies surtout indirectes :

  • il affaiblit les défenses immunitaires, ce qui peut rendre la gencive plus vulnérable à l’inflammation ;
  • il s’accompagne souvent d’un relâchement de l’hygiène et d’habitudes néfastes (grignotage, tabac) ;
  • il favorise le bruxisme.

Le stress ne « ronge » donc pas directement l’os : il crée un terrain plus favorable à la maladie déclenchée, elle, par la plaque dentaire.

Le bruxisme : une surcharge mécanique

Le bruxisme est le fait de serrer ou grincer des dents, souvent la nuit et sans s’en rendre compte. Il exerce des forces importantes sur les dents et leurs tissus de soutien.

Point important : le bruxisme ne provoque pas une parodontite à lui seul. Mais sur une gencive déjà malade, dont l’os est affaibli, cette surcharge peut accélérer la mobilité des dents. Il contribue aussi à l’usure de l’émail, à des sensibilités et parfois à des récessions gingivales localisées.

Reconnaître le bruxisme

Quelques signes évocateurs :

  • dents usées, aplaties au niveau des pointes ;
  • douleurs ou raideurs des mâchoires au réveil, maux de tête ;
  • bruit de grincement signalé par l’entourage ;
  • dents qui « bougent » alors que la gencive paraît saine - voir mobilité dentaire.

Que faire

  1. Gérer le stress : sommeil, activité physique, techniques de relaxation. Cela bénéficie à l’organisme entier, gencives comprises.
  2. Protéger les dents du bruxisme : une gouttière occlusale sur mesure, portée la nuit, amortit les forces et protège dents et tissus de soutien.
  3. Traiter la parodontite sous-jacente si elle existe : c’est elle, et non le bruxisme, qui détruit l’os.

En résumé, stress et bruxisme sont des co-facteurs : ils n’expliquent pas tout, mais les négliger peut compromettre le traitement d’une maladie parodontale. Les prendre en charge fait partie d’une approche complète.

⚕️ Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un chirurgien-dentiste ou d’un parodontologue.

Sources