Illustration : Génétique, hormones, grossesse : les facteurs de risque qu'on ne choisit pas

Génétique, hormones, grossesse : les facteurs de risque qu'on ne choisit pas

La plaque dentaire est la cause directe des maladies parodontales, et l’hygiène en est la défense principale. Mais à hygiène égale, tout le monde n’est pas exposé de la même façon. Certains facteurs de risque échappent à notre contrôle : la génétique, les hormones, la grossesse, certains traitements. Les connaître permet d’adapter sa vigilance.

La prédisposition génétique

L’hérédité joue un rôle dans la réponse immunitaire à l’agression bactérienne. Certaines personnes réagissent à la plaque par une inflammation plus intense et destructrice, sans que leur hygiène soit en cause. C’est ce qui explique des parodontites sévères et précoces dans certaines familles - ce qu’on appelait autrefois la forme « agressive », voir parodontite chronique ou agressive.

Avoir des proches ayant perdu des dents jeunes par déchaussement est un signal : cela ne condamne à rien, mais justifie un suivi plus rapproché et une prévention renforcée.

Les variations hormonales

Les hormones (œstrogènes, progestérone) rendent les gencives plus réactives à la plaque. L’inflammation s’installe alors plus facilement à certaines périodes :

  • la puberté ;
  • le cycle menstruel chez certaines femmes ;
  • la grossesse, où la gingivite est très fréquente - voir notre article dédié, parodontite et grossesse ;
  • la ménopause, avec parfois une gencive plus fragile et sèche.

Ces variations n’abîment pas la gencive à elles seules : elles amplifient l’effet de la plaque. D’où l’importance d’une hygiène encore plus rigoureuse pendant ces périodes.

Autres facteurs non liés à l’hygiène

  • certaines maladies générales, au premier rang desquelles le diabète ;
  • des médicaments qui provoquent un gonflement de la gencive (certains traitements cardiaques, immunosuppresseurs, antiépileptiques) ou une bouche sèche ;
  • le stress et le bruxisme ;
  • l’âge, qui augmente le risque cumulé.

Ce que cela change

On ne choisit ni ses gènes ni ses hormones, mais on peut agir sur ce qui reste : une hygiène irréprochable et un suivi adapté au profil de risque. Les facteurs non modifiables ne sont pas une fatalité - ils indiquent simplement à qui la prévention doit être la plus stricte. Signalez toujours vos antécédents familiaux, votre grossesse et vos traitements à votre dentiste.

⚕️ Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un chirurgien-dentiste, d’un parodontologue ou d’un médecin.

Sources